06/15/2004: La date limite pour faire une demande de participation au
Tour Pierre Dugua de Mons 1604-2004 est le 15 juin 2004. Les formulaires
de participation sont disponible sur le présent site Internet. Vous devez le faire
parvenir par la poste ou télécopieur à l’adresse ci-dessous.
06/07/2004: La rencontre de Bathurst de la fin de semaine du 5 et 6 de juin à été
un gros succès
07/07/2004 Aujourd’hui c’est la 4ième journée du Tour, et c’est aussi une journée de congé à
Québec (ville). Soleil et température de caniculle ! Ça le prend pour refaire ses
forces. Les pires montées du parcours sont derrière nous, mais aussi moins de
montées d’adrénaline dans les descentes, comme des 66 km/hr !
La première présentation du film " Sur les pas de Pierre Dugua de Mons " a eu lieu à
Tadoussac le 3 juillet avec une petite assistance créant une ambiance intime. Les gens
se demandent comment un tel homme a t’il pus être ignoré dans l’histoire d’un pays ? Même
son fondateur !
Le départ a eu lieu le 4 au matin de Tadoussac par un temps frisquet et brumeux, mais on ne
peut pas se perdre parce que la seule sortie vers l’ouest c’est le traversier pour Baie
Ste-Catherine. Tadoussac est une village touristique l’été et les gens sont très acceillants. La
région comporte une histoire riche et ancienne. C’était alors la porte d’entrée vers l’intérieur du
pays, et la plaque tournante pour la traite des fourrures.
La première journée nous a menée jusqu’à La Malbaie, blottie au fond d’une baie donnant sur
le Saint-Laurent. C’est un centre commercial et le chef-lieu de la région, mais quand même
très pittoresque. Le trajet de la première journée comportait de nombreuses montées et
descentes, mais dans la belle région du Charlevoix on ne sent pas qu’on est à pédaller à
pleine jambes et à coeur ouvert.
La deuxième journée, le 5 juillet le trajet devait nous emporter jusqu’à Beaupré et par
malheureusement l’autre bord de la belle Charlevoix. Ce fut une journée épuisante étant donné
les longues montées, mais aussi les longues descentes. En passant par la Rte 362 longeant
le fleuve, on a eu l’occasion d’admirer les petit villages comme St-Fidèle, St-Irénée, Les
Éboulements, et sur la Rte 360 le village de St-Féréole-des-Neiges. La température est
clémente en hauteur, mais au niveau du fleuve, c’est la brume et la fraîcheur. Arrivé au Mont
Ste-Anne au terme de la journée, à quelques centaines de mètres du but, Jean-Marie ramasse
la première crevaison du Tour ! Heureusement la boutique de vélo du Mont Ste-Anne était qu’à
quelques pas.
Jour 3. : Rentrée dans la ville de Québec par l’avenue Royale. Ça c’est du vélo-tourisme !
Comme dirait Jean-Marie : c’est comme se promener dans les vieilles rues des villes de
France. C’est beau, beau, beau. Il y a pas de place pour des trottoires, donc les gens sont
dans la rue. On les frôlent et on se sent proche d’eux. Visite de la basilique de Ste-Anne-de-
Beaupré, et des chutes Momerency. On est descndus jusqu’en bas, Ouf ! pour essayer de
voir le monument à Louis Hébert, avec plaque à Pierre Dugua, mais peine perdu, personne ne
savait ou elle était. Beaucoup plus facile comme terrain et un cycliste, J-C Fournier, nous a
accompagné jusqu’aux chutes et Boischatel. On s’est arrêté au moulin du Petit-Pré qui est
devenu une boutique de vignobles.
Jour 4: Journée de congé dans la ville de Québec. Visite du campus de l’Université Laval,
mon Alma Mater. Tellements de changements dans 40 ans ! Par contre l’édifice des
sciences appliquées ne semble pas avoir changé. Une nouveauté qui m’a beaucoup
imprésionnée c’est le Parc Géologique près de l’édifice des sciences purs et surtout la petite
place sobre et bien aménagée commémorrat le triste anniversaire de la fusillade de la
Polytechnique de Montréal et la mort inutile de 14 future ingénieures. Le campus de Laval est
grouillant d’activités, même en été, avec beaucoup de jeunes venant pour des stages de
formation de tout genres.
Jour 5: C’est le temps pour le départ et d’une nouvelle étape du Tour qui devrait nous apporter
sur les routes longeant le sud du fleuve St-Laurent. Malgré la pluie battante, il fallait quand
même prendre la route. Donc descente vers le fleuve et le boulevard périphérique Champlain
pour rejoindre Jean-Marie qui m’attendait pour le traversier de Québec-Lévis. Rendu à Lévis il
fut tout aussi difficile de prendre la route vers l’est. Après un café et un sandwich au
Casse-Croute du traversier et quelques réponses utiles à nos questions, nous choisissons la
piste cyclable longeant le fleuve avec moins de montées que les rues de Lévis pour se rendre
à la Rte 132. Non loin du départ un cycliste chevronné, Jean Dionne de Montmagny se joignait
à nous et me permettait de m’accrocher à lui jusqu’à chez lui. Il revenait chez lui d’un séjour à
Québec, et il était prêt à combattre la pluie et le vent pour me rendre la tâche plus facile et
comme sa contribution au Tour. Arrêt à une petite fromagerie L’Ilet-sur-mer. Bon fromage et
service courtois, combiné d’un abri et d’un répis contre la pluie, le vent contraire et le froid.
Monsier Dionne est un infirmier à l’Hôpital de Montmagny, et peut être a t’il déjà rencontré ma
soeur Lorraine ayant travaillé sur l’Ile-aux-Grues. La route 132 de Beaumont à
Ste-Jean-Port-Joli est bordée de fermes et de petits hameaux tous aussi jolis les uns que les
autres, même sous la pluie et le vent. Arrivé à Ste-Jean-Port-Joli nous avons trouvé un bon gîte
où il fut bon de prendre une bonne douche, laver son linge et se réchauffer. Ce fut égallement
l’occasion de bons échanges et l’écouter le piano classique de monsieur le propriétaire. Durant
la saison estivale il y a plein d’activités culturelles à St-Jean-Port-Joli.
Jour 6: Le trajet d’aujourd’hui nous a fait rouler de St-Jean-Port-Joli à Notre-Dame-du-Portage.
Pas de pluie aujourd’hui quoique nuageux, mais encore le vent contraire du nord-est. On ne
peut rien y changer, donc on doit se résigner et pédaller. ¡Hola! Au lieu de finir la journée à
St-Alexandre comme prévu à l’origine, nous avons décidé de continuer jusqu’à
Notre-Dame-du-Portage, plus près de Rivière-du-Loup et enlevant 10 kilomètres sur le trajet.
Ceci nous donnant une meilleur chance de trouver un gîte. La Rte 132 suit le fleuve St-Laurent
en passant par des localités que l’on a connu dans les livres, les filmes ou autres comme : La
Pocatière (Collège d’agriculture), Rivière-Ouelle, Kamouraska. À La Pocatière nous avons fait
la rencontre d’une petite dame cycliste de l’Écosse, d’à peine plus de 1.5 mètre. Avec son
gros vélo de montagne chargé (loadé) elle avait pleinsde projets de voyage. Continuer sur la
132 et faire le tour de la Gaspésie, passer à travers du Nouveau-Brunswick et se rendre en
Nouvelle-Écosse, en visitant le maximum de réserves authoctones possible. J’ai essayé de la
renseigner au meilleur de ma connaissance, lui expliquer le pourquoi de notre Tour, et l’histoire
des acadiens. En étant écossaise elle semblait pouvoir comprendre le désarroit des Acadiens
avant, pendant et après la Déportation. Dans la région de St-André-de-Kamouraska on pouvait
remarquer les digues le long du fleuve comme celles érigées par les Acadiens de Grand-Pré et
Caraquet, et lorsque j’ai remarqué une petite boutique d’artisanat se nommant Les Aboiteaux,
je dus m’y arrêter. Après avoir questionné la responsable mon hypothèse était exacte ! Arrivés
à Notre-Dame-du-Portage et après une bonne douche, souper copieux et bonne jasette ce fut
le sommeil réparateur. Notre-Dame-du-Portage est un joli petit village caché de la Rte 132
perché sur le bord du fleuve.
Jour 7 : Après le départ de N-D-du-P nous nous sommes arrêtés à « La Maison de la Culture
Françoise Bédard à Rivière-du-Loup pour une présentation/échange. Après la présentation du
film, M. Denis Boucher nous fit visiter le vieux quartier historique et nous raconta l’histoire de
Rivière-du-Loup. Ce fut très instructif et à chacun a son histoire. Les anglophones comme les
Fraser on contribué beaucoup à l’histoire et au développement de Rivière-du-Loup. La sortie
par le côté est de Rivière-du-Loup s’est fait sur la route de compagne 291, passant par le
village agricole et de camionnage de St-Ansène. Là y vivent des Mailloux que l’on trouve
égallement dans la région de la Péninsule Acadienne. Nous avons traversé d’autres jolis petits
villages tel que l’Isle-Verte pour se rendre à Trois-Pistoles. L’avantage de circuler à vélo sur les
route de compagne, c’est que la circulation est moins lourde que la Rte 132, et que le
panorama beaucoup plus joli. Les vallons avec sa verdure et ses couleurs d’été avec une
petite freme ici et là sont tout à fait plaisant à l’oeil. Il faut dire que le vent nous était favorable
aujourd’hui. En soirée ce fut la deuxième présentation/échange de la journée à Trois-Pistoles.
Quel ne fut pas notre surprise de rencontrer une cinquantaine de citoyens de tout acabit.
L’intérêt envers l’histoire de Pierre Dugua de Mons fut si grand que l’on aurait pus entendre une
mouche voler. Les questions furent nombreuses et chacun, chacune essayait de se trouver de
la déscendance acadienne. Le maire, M. Jean-Guy Rioux avait de la parenté Dugas. On a fait
la relation entre Pierre Dugua de Mons, les Basques et Trois-Pistoles. Très belle soirée !!
Jour 8 : Belle journée ensoleillée pour parcourir de Trois-Pistoles à Rimouski et vents
favorables. Après une dizaine de kilomètre sur la Rte 132 ce fut la montée sur le massif
rocheux sud par la montée St-Mathieu. Ouf ! Mais quelle belle randonnée. Nous avons fait la
rencontre de Yvon Monnette, moniteur de maternelle dans la région de Montréal. Il nous a
accompagné jusqu’à St-Fabien où nos routes se séparaient : lui pour le Parc du Bic et nous
pour Rimouski. Bonne bouffe au diner à un petit restaurant/poissonnerie Hébert (acadien ?). À
partir d’ici c’est à nouveau sur la Rte 132, mais pas trop achalandée parce qu’une nouvelle
autoroute de contournement de Rimouski (partie de la Rte 20) a été construite afin d’éviter la
ville si désiré. En ce beau dimanche ensoleillé tout le monde était beau et gentil. Nous avons
rencontré plein de cyclistes de tout acabie. Après le passage du pont sur la rivière nous avons
emprunté la piste cyclable le long du fleuve où l’achalandage exigait la file indienne. Nous
étions très heureux de rencontrer tous ces Rimouskuois avec le sourire des plaisanciers. Nous
eumes un très bon souper à la « Maison du Spaguetti », question de faire ses réserves de
glucides. Présentation en soirée à la bibliothèque Lisette-Morin sur la rue l’Évêché Est.
Jours 9, 10 & 11 : Après avoir considéré tous les contraintes possibles, nous avons décidé de
combiner en une seule journée ces deux jours de route et celle de congé (10) de Grand-Métis
étant donné la promesse météo de beau temps ensoleillé pour la journée 9 et sans garantie
pour les jours suivants. A partir de Ste-Luce nous avons quitté la Rte 132 et emprunté la route
de campagne entre Luceville à Mont-Joli. Ce fut un heureux choix : peu de véhicules lourds,
de belles fermes et un profil vallonneux. De Mont-Joli on n’a pas autre choix que de rouler sur
la Rte 132. Celle-ci n’a pas d’accottements asphaltés sur toute sa longueur. et on doit
partager la route avec les camions poids lourds, les roulottes des touristes, les autos et tout le
tra-la-la d’une artère routière principale. C’est pas du gâteau ! Ça nous empêche d’admirer le
paysage qui est magnifique dans la vallée de la Matapédia. Notre objectif minimum était de se
rendre à Amqui, et si les conditions le permettent se rendre jusqu’à Causapscal, lieu prévu
pour le départ du Jour 12. Au Centre d’information touristique à l’entrée d’Amqui nous tombons
sur notre ami cycliste Yvon Monnette qui désirait également se rendre jusqu’à Causapscal. Il
avait découvert un chemin secondaire de Mont-Joli à Causapscal nous permettant d’éviter une
partie de la Rte 132, c’est-à-dire au sud du Lac au Saumon. Ces deux routes de campagne
découvertent aujourd’hui sont des excellents circuits pour le vélo-tourisme. Le propriétaire du
gite à Causapscal est un ancien président de l’Association des Producteurs du Lait et donc
celui qui chaque année donnait le départ du Tour de l’Ile de Montréal à vélo. À vélo on fait
souvent des rencontres innattendus.
Jour 12 (13 juillet 2004) : Rouler de Causapscal, Qc jusqu’à Campbellton, N.-B. en compagnie
de Yvon Monnette via la Rte 132 et la vallée de la Matapédia. La Rte 132 suit de très près la
rivière Matapédia, une des plus belles de l’est du Canada. La vallée est étroite, escarpée et
bordée par les montagnes Appalaches. La rivière est sinueuse comme la route qui la suit et le
trajet d’aujourd’hui est une déscente générale suivant le lit de la rivière descendant vers la Baie
des Chaleurs. Journée nuageuse sans pluie, somme toute assez agréable. Le paysage qui
se défile devant nous est tout à fait féérique. L’occasion de s’arrêter au détour du chemin et
d’admirer le décor ainsi que les quelques pêcheurs de saumon ou truite. Après avoir fait un
arrêt à Matapédia pour le diner, nous nous sommes arrêtés pour une visite au Lieu historique
national de la Bataille-de-la- Restigouche à Pointe-à-la-Croix. Très belle exposition et
beaucoup d’émotions de pouvoir toucher le bois de la coque du Mechault, vesseau amiral de la
flotte française de plus de 250 ans passés. Yvon Monnette nous a quitté ici pour continuer son
expédition vers Percé et Gaspé en Gaspésie. En traversant le pont interprovincial Van Horn
nous perdions un heur mais un arrivé en terrain plus connu. Aurevoir Québec, bonjour
Nouveau-Brunswick. Nous sommes acceuillis et hébergé par le curé Roméo Morrisson de la
paroisse de Campbellton, et ami de longue date de Jean-Marie.
14 & 15 juillet 2004 : Jours de congé à Campbellton, N.-B. On en a profité pour mettre les
choses à jour et faire les réparations sur l’équipement qui a reçu des mauvais traitements tout
au long du parcours, mais surtout sur la Rte 132 durant les derniers jours.
Présentation/échange à la Galerie d’art Restigouche en soirée le 15 juillet. Soirée intéressante
en perspective. Rapport de la présentation : En cette année du 400e il y a plein d’activités et à
Atholville il y avait présentation d’une conférence sur l’histoire régionale par l’historien Emery
LeBlanc de 17h00 à 19h00. Après celle-ci plusieurs participants dont M. LeBlanc lui-même
sont venus assister à la mienne. Devant attendre l’arrivée de ceux-ci, on a profité de la
présence de Mme Sylvie Paulin-Grondin, journaliste de l’Acadie Nouvelle pour réaliser une
entrevue pour ce journal. L’article est parue le samedi suivant est beaucoup de personnes
rencontrées me disaient l’avoir lu et aimé. Merci Sylvie ! La projection du film « Sur les pas de
Pierre Dugua de Mons » fut grandement apprécié, et tous nous disaient qu’ils avaient
maintenant une meilleur connaissance de cet illustre personnage, et de son oeuvre. Sa vision,
sa persévérance, et sa générosité ont fait que nous sommes des francophones en terre
d’Amérique. Très belle échange s’en est suivi avec les participants !
Jour 13 : Campbellton, N.-B. à Petit-Rocher, N.-B. Avant de prendre la route nous avons eu
une entrevue avec le journaliste Serge Bouchard de la télévision de Radio-Canada. La diffusion
du reportage eu lieu aux bulletin des nouvelles du midi et du soir la même journée. Plusieurs
personnes rencontrées durant la journée et plus tard nous ont reconnus de par ce reportage.
De Campbellton à Dalhousie nous avons suivi la Rte 134 bordée de jolies demeures et du côté
gauche par la Baie des Chaleurs et la Gaspésie avec la chaîne des Appalaches en arrière
plan, et à droite par les montagnes du Nouveau-Brunswick. Nous avons pu éviter la montée
raide de la rue Renfrew à Dalhousie grâce aux conseils du Père Roméo Morrisson de
Campbellton. De Dalhousie à Petit-Rocher nous avons traversé plusieurs petites localités
telles que : la réserve Mi’kmaq de Eel River, Charlo, New Mills, Jacket RIver, Belledune, Pointe-
Verte, Petit-Rocher Nord, toutes aussi jolies les unes que les autres. En soirée nous avons
assisté à la levée du drapeau du 400e et chanté l’Avé Marie Stella au parc du 400e, puis de la
présentation du film à la Mairie, suivi de l’histoire de Petit-Rocher par M. Pierre Godin. Très
bonne réception, beaucoup d’intérêt et bonne discussion.
Jour 14 : Petit-Rocher à Caraquet. Départ de Petit-Rocher pour Nigadoo avec arrêt au Centre
du Cycliste. Passage par la ville de Beresford, puis Bathurst avec arrêt au monument à
Nicolas Denys, fondateur de Bathurst. Ces localité toutes aussi achalandées par des
commerces le long de la route sont établies sur le bord de la Baie des Chaleurs, et font partie
de la région Chaleur. Dès les premières heures la journée s’annonçait ensoleillée et chaude.
Nous avons sorti de Bathurst à l’est par la Rte 134 pour joindre la Rte 11 à Janeville. En
passant par Salmon Beach j’en ai profité pour me saucer les pieds dans l’eau salée de la Baie
des Chaleurs. Quel soulagement pour mes pieds et mes chevilles meurtris ! Le paysage est
tout simplement féérique sur le parcours Salmon Beach - Grand-Anse, avec la Baie des
Chaleurs et la Gaspésie au nord. Je me suis tout à coup trouvé en terrain très connu, surtout
en arrivant à Bertrand et Caraquet en après-midi. On en a profité pour se rafraîchir un peu avec
des ami(e)s et parents.
Jour 15 : Journée de congé à Caraquet. C’était égallement dimanche, et rencontre famillial
pour les enfants de Laurent et Jeanne Dugas, c-à-d ma famille. Nous avons assisté à la
messe en plein-air à la chapelle de Ste-Anne-du-Bocage, Jean-Marie égallement accompagné
de sa mère adoptive, Jacqueline Chamberlain. Ce fut une journée de repos et de
ressourcement pour nous. Il y eu présentation du film en soirée à l’Hôtel de ville de Caraquet,
avec un intérêt particulier pour ce Pierre Dugua et suivi d’une discussion franche et courtoise.
Jour 16 : Départ difficile et tardif de Caraquet due au premier vrai problème de pneu crevé.
Journée nuageuse mais sans pluie, nous permettant de se déplacer facilement sans trop de
chaleur. Le trajet d’aujourd’hui nous a parmis d’apprécier les beautés des cartiers est de la
ville de Caraquet, la Baie de Caraquet, l’Île de Caraquet, le village de St-Simon, Évangéline, la
ville de Shippagan, la ville de Lamèque, l’élégant pont de Miscou, et l’excellente acceuil de
Mme Yolande Caswell et de son époux, Brian de Miscou. Toutes ces localités ont leur
particularités et leur cachet propre. Il y eu présentation du film en soirée au Centre
communautaire " Étoile du Nord " pour de nombreuses personnes venus les localités
environnantes, suivi d’une excellente et intéressante présentation de Miscou par Mme Caswell.
Jour 17 : Encore un départ difficile et tardif. Le même problème de pneu, ou plutôt chambre à
air. Au grand maux, les grands moyens. Brian Caswell, en homme très généreux, s’est rendu
au magasin de sport de Tracadie-Sheila pour acheter deux nouvelles chambres à air. Après le
tout réparé nous avons pris la route pour Lamèque et Shippagan, ce qui fait que nous n’avions
parcouru que 27 kilomètres avant le dîner. Le soleil est sorti des nuages en après-midi et nous
en avons profité pour filer à vive allure vers Tracadie-Shela. L’itinéraire prévue voulait qu’on y
séjourne pour la nuit, mais pour alléger notre trajet des prochains jours nous avons décidé de
filler jusqu’à Niguac pour y passer la nuit. Sur le parcours nous avons traversé les deux belles
rivières Tracadie, les villages de Rivière-du-Portage, Brantville, Tabusintac et se trouver un gîte
pour la nuit à Néguac et éviter de justesse une orage de tonnerre et de pluie. Ouf !
Jour 18 : Le problème de pneux réglé, nous sommes partis plus de bonne heure pour filer vers
Miramichi. En sortant des limites de Néguac nous avons traversé une partie de la réserve
Mi’kmaq Esgenoopetit (Burnt Church). Arrivé à la hauteur de Oak Point/Oyster River nous
commençons à voir la rivière Miramichi à notre gauche, une des plus importantes au
Nouveau-Brunswick, et une des meilleurs pour la pêche au saumon. La traversée s’est faite
par le pont élevé, avec un peu plus de tension qu’à l’ordinaire parce que le trottoir est
relativement étroit, la rampe du côte droit et le traffic lourd à gauche, et quelques bourrasques
de travers à l’occasion. Sur l’autre rive nous avons traversé l’ancienne ville de Chatham pour
filler jusqu’à Loggieville sur la rive sud de la rivière Miramichi. Nous nous sommes arrêtés à
Middle Island, lieu de quarantaine pour un bateau transportant des immigrants Irlandais au
Canada. Nous avons poursuivi jusqu’à Baie Ste-Anne, ou nous avons passé la nuit. Nous
avons eu l’occasion unique de rencontrer et d’échanger avec l’ancien boxeur acadien,
champion canadien et quasi champion du monde, M. Yvon Durelle. Il nous a authographié des
photos et nous a parmis d’être pris en photos avec lui. Ce fut de très bons moments !
Jour 19 : Départ de Baie Ste-Anne pour se rendre à la Pointe d’Escuminac. Déjeuner au petit
restaurant du Pêcheur, visite du quai des pêcheurs et du monument aux 35 pêcheurs disparus
lors d’une tempête en mer les 19 et 20 juin 1959. Nous avons dit aurevoir à la Baie de
Miramichi pour traverser la petite péninsule pour se rendre à Pointe Sapin et le détroit de
Northumberland. Nous sommes ensuite rentré dans le Parc Kouchibouguac par la limite nord
de celui-ci. Nous avons visionné l’excellente présentation des 4 saisons du Parc. À la même
occasion nous avons rencontré M. Jean-Yves Thébeau, un transplanté du coeur qui faisait
égallement du vélo et qui nous a accompagné juaqu’à St-Louis, notre destination. Il n’y a
vraiment rien d’impossible !
Jour 20 : Journée de congé, chez moi, à St-Louis ! Elle a été utilisée principalement a rentrer les données sur ordi. que vous êtez en train de lire. Mais quel plaisir que de faire la baignade à la magnifique plage Kelly du Parc Kouchibouguac et de l’eau de mer (salée) en fin d’après midi ! Et il ne faut pas oublier l’accueil chaleureux proverbial des gens de la région. En soirée ce fut la présentation/échange au centre communautaire Aqua Kent de St-Louis ou la deuxième plus grande assistance du Tour à date était présente. Le visionnement du film ¨Sur les pas de Pierre Dugua de Mons¨ fut d’un grand intérêt et très apprécié. La présentation de l’histoire de St-Louis et de la région par Nicole Daigle-Savoie fut tout à fait superbe ! Elle est sans contredit une présentatrice et animatrice hors-paire.
Jour 21 : Départ de St-Louis sous un ciel nuageux pour se rendre à Shédiac, N.-B. via les routes secondaires longeant la mer. La pluie était au rendez-vous à partir de Cap-Lumière en débutant par une bruine, pour culminer par des grandes averses à Bouctouche. Nous en avons profité pour prendre le déjeuner (dîner) et laisser les nuages se vider à volonté. Pour sortir notre porte-monnaie et des vêtements secs sans les faire tremper, nous avons dus prendre abri sous le toit du marché des fermiers de Bouctouche, adjacent au restaurant. Sur le chemin pour se rendre à Bouctouche il faut mentionné que nous sommes arrêtés à l’Écomusée ¨La Savonnerie Olivier¨ située à Ste-Anne-de-Kent. Le co-propriétaire, Pierre Pelletier, déguisé en Pierre Dugua de Mons (pour le 400e) nous a raconté l’histoire du savon, avec allusion à l’époque du sieur de Mons. Si vous passez par là ne manquez cette présentation par monsieur Pelletier ! Nous avons préféré passer outre aux autres attractions toutes aussi intéressantes les unes que les autres à cause de la pluie tel que : le vignoble ¨La Ferme Maury¨, Éco-Centre Dune-Bouctouche, Arboretum Irving, Monument Irving, le Pays de la Sagouine, etc.. Lors d’un arrêt à Cocagne nous avons fait la rencontre d’un québecquois d’origine française, qui aurrait bien aimé connaître l’existance du Tour pour pouvoir s’y joindre, et de jouir ses nombreuses rencontres tout au long du parcours. Nous sommes arrivés à Shédiac en fin d’après-midi en passant par le monument du "Gros Homard" et le centre d’information. Rencontre d’un jeune cycliste qui trouve lui aussi que le déplacement à vélo est une activité très intéressante et gratifiante !
Jour 22 : Départ de Shédiac de bon matin et sous de meilleurs cieux que la journée précédente du samedi. Le trajet nous a porté vers Cap-Pelée, village acadien important, et le long du Détroit de Northumberland, ou à partir de Murray Beach nous avons une vue prenante de profil du Pont de la Confédération conduisant à l’Île-du-Prince-Édouard, et merveillle de construction. Après un arrêt au centre d’interprétation de Cap Jourimain (rencontre de Fernando, Lucienne et famille) et une vue prenante du Pont nous sommes repartis vers Port-Elgin via la Rte 16. Étant donné que nous sommes que deux participants au Tour, nous avons le loisir de faire des changements aux visites et couchers prévus au préalable. Rendu à Port-Elgin, nous avons donc décidé de continuer plus loin pour coucher, étant donné le trajet long et chargé de la prochaine journée. Nous nous sommes arrêtés à Sackville pour coucher après avoir parcouru une distance de 125 kilomètres, qui sommes toutes, se sont pratiqués dans des conditions assez favorables : route vallonneuse, tempétature agréable et vents arrières. Décision sage sûrement !
Jour 23 : Départ pour Moncton via Dorchester, Memramcook, Belliveau Village, Beaumont, Pré-d’en-Haut, Dieppe. Journée pleine de choses à visiter, à voir et plein de surprises. La première arrêt à Memramcook au Monument Lefevbre nous permis de visionner l’imprésionnant montage "Odyssée du peuple acadien" relatant son histoire de son origine à aujourd’hui. Vraiment très bien ! Et le théâtre original rénové, il faut voir ! Après ce fut la visite de la chapelle historique de Ste-Anne-de-Beaumont. Cette petite chapelle blanche fut construite par les Mi’kmaq et les Acadiens. Aujourd’hui ça tombe bien. C’est le 26 juillet, fête de Ste-Anne. Le cimetière Mi’kmaq qui s’y trouve est intéressant à visiter. Vous remarquerez que beaucoup d’enfants sont morts à une période donnée. Est-ce une maladie infectueuse ? Lors de mon passage au Verger Belliveau de Pré-d’en-Haut j’en ai profité pour visiter leur cave à vin et m’acheter une bouteille de vin aux pêches pour le souper de ce soir chez Dianne Arseneau de Dieppe, une bonne samaritainne. Arrivés à Dieppe au début de l’après-midi nous en avons profité pour prendre de déjeuner (dîner) au Croissant Soleil, Café français. En soirée ce fut une présentation du film "Sur les pas de Pierre Dugua de Mons" au Musée de la Vallée de Memramcook, à Memramcook. La réception fut exceptionnelle et l’activité d’un intérêt particulier pour les participants autant que pour moi.
Jour 24 : Partis de Dieppe par une belle journée d’été, chaude et humide, nous traversons la Rivière Petitcodiac sur le pont nous menant du côté de Riverview. La route du chemin Hillsborough sur la rive ouest de la Petitcodiac est vallonnée avec montées graduelles, d’ou nous avons une vue prenante sur cette rivière chocolat et sa sortie dans la Baie de Fundy (Baie des Français). En vélo nous avons tout le temps pour admirer le paysage ! La Rte 915 à la sortie de Riverside-Albert jusqu’à Alma fut beaucoup plus éprouvante, les montées étant plus abrutes et nombreuses. Sans ménager mes efforts dans cette section de parcours, il m’a semblé manquer d’énergie pour la fin. Je ressentait une grande fatigue. Après avoir trouvé un hébergement dans le village d’Alma, près du Parc national Fundy, j’ai réalisé que je n’avait pas bus suffisament de liquide durant la deuxième partie du parcours, et donc j’avais subie une déhydratation. Lorsque je suis victime de déhydratation, mon système huminitaire ne peut combattre une infection de vessie. La clinique médicale de l’endroit était fermée en soirée, mais demain c’est jour de congé.
Jour 25 : En avant-midi je suis allé voir à la clinique pour consulter un médecin, mais c’était fermé. Au comptoir du motel on m’avisait que c’était ouvert que le jeudi, le lendemain. Trop tard ! Mais une dame (acadienne) devait se rendre à Riverside-Albert ( 50 kilomètres) et était prète à me conduire à leur clinique pour consulter un médecin. Celui-ci a confirmé mes soupçons et m’a prescrit des antibiotiques (capsules) pour une période de 10 jours. La guérison était donc possible. J’ai pus m’occuper des détails finals pour la projection du film "Sur les pas de Pierre Dugua de Mons" prévu pour 21h00 le même soir. La projection eut lieu tel que prévu à l’amphithéâtre extérieur, malgré une légère bruine et beaucoup de moustiques ! L’assistance était principalement composée de québecquois et quelques acadiens très attentifs. Le décompte s’est arrêté à 47 personnes. Les commentaires furent très positifs, encore une fois.
Jour 26 : Départ pour St-Martin’s via Sussex vers 8h00 du matin, en grimpant la colline se rendant à l’administration du Parc. Alma est située pratiquement au niveau de la mer, et pour débuter la journée en empruntant la Rte 114 il faut grimper à l’élévation de 300 mètres dans une distance de 3 kilomètres, donc sur une pente assez raide. La montagne culmine à l’élévation 366 (1200 pieds) audessus du niveau de la mer, mais sur une distance aditionnelle de 5 kilomètre. La journée précédente j’avais réussi à obtemir de l’administration du Parc qu’ils me transportent ainsi que mon équipement et les valises de vélo à Jean-Marie, à l’élévation de 300 mètres étant donné mon état de santé. Le reste de la route pour Sussex fut assez facile, à l’exception de quelques collines hautes et abrutes. Après le déjeuner (dîner) à Sussex, nous nous dirigeons vers St-Martin’s via la Rte 111 traversant fermes et forêt. La journée m’a semblée assez longue et éprouvante vue ma condition. Nous avons couché dans une cabine au "Century Farm Family Campground" sur le bord de la Baie de Fundy. Je remarque que ma guérison devra se faire attendre avec ce régime d’enfer. Trop d’efforts sont investis dans le cyclisme et autres pour que le médicament puisse agir efficacement.
Jour 27 : Aujourd’hui la route continue vers l’ouest en passant vers St John, N.-B. et pus loin. Ce fut un trajet assez facile : longues côtes, mais cyclables. Nous sommes passés par l’aéroport de St John et la raffinerie des Irving à l’est de la ville. Jean-Marie a continué vers l’ouest pour se rendre à Pocologan ou nous avions réservées des chambres et il devait rencontrer son amie qui devait nous rejoindre en auto pour ensuite continuer avec nous en vélo jusqu’à St Andrews. Moi je devais faire un parcours supplémentaire de 10 kilomètres pour me rendre dans le nord de St John afin de présenter le film au Centre scolaire et communautaire Champlain. L’assistance était réduite, mais avec M. Théo Gagnon représentant la SAANB, et Mme Hélène Williams la Société Historique francophone de St Jean, le message n’est pas tombé dans l’orieille d’un sourd. Les Rtes 100 et 1 furent assez plaisantes avec des pentes longues et douces sous un soleil radieux, mais c’est dans une brume froide et humide qui m’a acceuilli pour les derniers 8 kilomètres.
Jour 28 : La distance prévue pour aujourd’hui n’est que de 55 kilomètres. Le profil de la route 1 sur les 35 premiers kilomètres est assez facile, mais les derniers 20 sur la Rte 127 sont plus ardus. Les routes secondaires sont construites à même le profil du terrain qui les supportent. Au matin du jour précédent je m’étais apperçu que deux rayons dans la roue arrière de mon vélo étaient brisés. Le tout fonctionnait quand même, mais voilà qu’un troisième rayon lâche dans la roue arrière en montée, laissant celle-ci avec des bosses latérales, et bloquant sur le frein, et ce, à seulement 8 kilomètres de l’arrivée. Il faut mentionner ici qu’il y a environ 15,000 kilomètres d’accumulé sur ce vélo depuis son achat en 2000, en plus de la charge aditionnelle actuelle du B.O.B. J’ai décidé de continuer jusqu’à St Andrews, sans trop forcer sur les pédales avec espoir d’y trouver une boutique de vélo pouvant effectuer les réparations. Arrivé à St Andrews j’apprends qu’il n’y avait pas de boutique de vélo ici, mais que la seule était située à 11 kilomètres sur la route que nous venions d’emprunter. Ne pouvant trouver une occasion pour m’y rendre, j’ai dus faire le chemin à rebours en vélo (sans charge) et revenir après réparations. Pour une journée qui s’annonçait courte et facile, elle fut plutôt longue et éreintante ! Demain sera sûrement meilleur !
Jour 29 : Cette journée qui devait être consacrée à un débarquement sur l’Île Ste-Croix, site du premier établissement français et européen permanent en Amérique du Nord, fut changée pour jour de congé qui normalement devait avoir lieu demain. Donc les activités d’aujourd’hui sont remis à demain. Les communications téléphoniques n’ayant pus se faire le jour précédent, et la fatigue accumulée, il était plus sage de remettre cette activité importante pour le Tour d’une autre journée afin d’assurer sa réussite. Que cela ne tienne : St-Andrews est un lieu de villégature en été, et nous en avons profité pour une tournée du port et des bateaux à l’ancrage en kayac de mer par une belle journée ensoleillée, et moi de faire les démarches pour le débarquement sur l’Île Ste-Croix le lendemain.
Jour 30 : Après de multiples démarches qui se sont terminées qu’en soirée du jour précédent avec la rencontre du capitaine du bateau de croisière, il s’est avéré impossible de débarquer sur l’île. Les raisons sont multiples : atteinte du quotas annuel de 1000 personnes déjà atteint; permission de débarquement au États-Unis, étant territoire américain, ainsi que le manque de participants à la croisière et sûrement pour bien d’autres raisons ont causées l’insuccès des démarches. Mais pour faire bon coeur contre mauvaise fortune, nous avons décidé de se rendre Bayside à vélo, lieu commémoratif de l’Habitation de 1604 du côté canadien. Le fait de descendre sur l’Île Ste-Croix était avant tout un geste symbolique, mais il faut avant tout considérer que l’objectif principal du Tour Pierre Dugua de Mons avait déjà été amplement atteint, soit faire connaître le personnage de Pierre Dugua et son oeuvre.
Jour 31 : Aujourd’hui c’est le retour à St John pour l’embarquement sur le traversier pour Digby en Nouvelle-Écosse prévu pour le lendemain. Nous avons fait la même route que le Jour 28, mais à rebours et un peu plus longue. La météo était très clémente, mais le brouillard envahissant la ville de St John en fin d’après-midi était froide et beaucoup moins plaisante.
Jour 32 : Ce fut l’embarquement sur le traversier "Princess of Acadia" pour le départ de 9h00 pour la traversée de la Baie de Fundy (Baie des Français) pour Digby, Nouvelle-Écosse. La traversée s’est faite dans la brume et ce n’est qu’à seulement 1 kilomètre de l’arrivée que celle-ci s’est dissipée pour nous fair voire la côte néoécossaise ensoleillée. Ce fut une surprise de voir tous ces drapeaux acadiens flotter un peu partout à Digby et les environs. Non seulement on y fêtait le 400e anniversaire de fondation de l’Acadie, mais en Nouvelle-Écosse c’est la tenue du troisième Congrès Mondial Acadien. En soirée nous eûmes l’occasion d’assister à un spectacle d’ouverture du Festival des Pétoncles de Digby ou une grande place fut donnée à l’Acadie et à la troupe de danse folklorique "Baie en Joie" de la Baie Ste-Marie. La réception et l’appréciation, autant des anglophones que des francophones, furent tout à fait exceptionnels !
Jour 33 : C’est avec un peu de tristesse mais quand même avec le sentiment du devoir accompli que je monte sur le vélo pour compléter ce Tour de vélo thématique à la Forteresse de Port-Royal. La météo est fort belle avec un soleil à peine voilé et des vents plutôt calmes. Le premier arrêt prévu après le départ de Digby c’est le Fort Anne, nom donné par les anglais, omais se nommant Port-Royal lors de la construction par les français au début du 17e siècle. Cet arrêt est important pour le Tour parce que c’est là que se trouve le monument à Pierre Dugua de Mons, réprésenté dans le logo du Tour et pris du visuel montée par la Société du Musée de Royan. L’histoire de Fort Anne nous fut très bien rendu par Allain Melançon, interprète en ce lieu historique. Il m’a demandé qui était mon ancêtre Dugas, le premier à s’établir à Port-Royal. Je lui ai dit que c’était Abraham Dugas arrivé à Port-Royal vers 1640, et qui était armurier du roi. Il me donne la main en me disant : "On a de la parenté, parce que mon ancêtre Melançon a marié la fille à Abraham Dugas. L’Acadie a été fondée par une poignée d’acadiens et d’acadiennes, donc nous avons tous une parentée remontant au début de la colonie. Après l’arrêt de Fort-Anne nous nous sommes dirigés vers la Forteresse de Port-Royal. C’est avec beaucoup d’émotions que je me suis approché et entré dans l’Habitation. Nous y avons rencontré l’interprète principal, Wayne Melançon. Il ne donne pas la place à son frère Allain quand il parle d’histoire. Il connaît très bien l’histoire acadienne et celle de Port-Royal en particulier. Après une visite des lieux et une séance de photos, nous avons eu une bonne jasette lui et moi. Il m’a exprimé le désir de visionner le film "Sur les pas de Pierre Dugua de Mons" et que probablement tous les autres interprètes seraient intéressés égallement. Il a aussi exprimé le désir de voir monté pour le grand écran, un film documentaire historique avec acteurs pour diffusion au grand public de cette saga très importante dans l’histoire de l’Acadie et de l’humanité. Le personnage de Pierre Dugua de Mons a sans contre dit changé le cours de l’histoire, et peut être que sans lui nous ne serions pas là, nous les francophones d’Amérique !
Fin d’un périple à vélo qui nous a conduit, Jean-Marie Godin et moi, dans trois provinces de l’Est canadien, à partir de Tadoussac, Québec jusqu’à Port-Royal, Nouvelle-Écosse sur une distance totale de 2,054 kilomètres et qui nous a permis de rencontrer de multiples personnes de plusieurs nationalités tout en nous donnant l’occasion de faire connaître le personnage généreux, visionnaire et téméraire de Pierre Dugua de Mons et son oeuvre gigantesque.
Conclusion
Une telle expérience et un projet de cette envergure mérite bien qu’on s’y attarde un peu pour qu’on puisse évaluer ses retombées, s’il y en a eu, et essayer de voir si ses objectifs principaux ont été atteints.
Rapportons nous au tout début de la planification et de l’organisation de ce Tour de vélo thématique pour bien se mettre en contexte et de se remémorer les raisons profondes de l’organisation de celui-ci. La première rencontre à laquelle je fis l’annonce de mon intention d’organiser ce Tour thématique, fut tenue au mois de décembre 2002 à Bouctouche et organisée par la SAANB. On y fit l’annonce de fonds du gouvernement fédéral et un autre du provincial pour aider finnancièrement à l’organisation des activités pour souligner le 400e anniversaire de fondation de l’Acadie. Ayant trouvé les démarches exigées pour la demande de fonds fédéraux trop fastudieux et compliquées, il fut résolu de diriger la demande au provincial, les exigences étant plus raisonnables.
À l’origine et pour la demande de fonds le Tour se présentait sous la forme du Plan "A" : 25 cyclistes accompagnés d’un véhicule de service transportant leurs effects personnels, la nourriture, les équipements de camping, etc., pour un frais de participation de 1,500$. Les fonds demandé au provincial était pour l’organisation du Tour et créer quelques emplois étudiants. Tous les critères d’admissibilités étaient satisfait par ce Tour et un budget réaliste avait été préparé, mais le gouvernement préférait financer des activités comme des concerts de cornemenuse plutôt qu’un Tour de vélo qui devait faire connaître le fondateur de l’Acadie : Pierre Dugua de Mons et son oeuvre.
C’est alors qu’au mois de février 2004, le Tour Pierre Dugua de Mons 1604-2004 opta pour le Plan "B" : chaque participant(e) devait s’occuper du transport de ses effets personnels, de son alimentation et de son hébergement. L’invitation était lancé pour se joindre à moi pour aller à la rencontre des gens sur le parcours et échanger avec eux, tout en se déplaçant en vélo. Le Tour était devenu à son état le plus simple : on se joindre à l’endroit désiré et rouler la distance voulue. Il y eu quelques intéressé(e)s, mais en bout de ligne, Jean-Marie Godin de Victoriaville, Qc fut le seul cycliste qui demeura pour le trajet, de Tadoussac, Qc, à Port-Royal, N.-É. En étant que deux participants les choses furent beaucoup plus faciles à gérer.
L’objectif principal du Tour Pierre Dugua de Mons 1604-2004 était de faire connaître le fondateur de l’Acadie et son oeuvre sur un trajet couvrant 3 provinces habitées par des francophones, soit le Québec, le Nouveau-Brunswick et la Nouvelle-Écosse. On peut dire que cet objectif fut atteint pleinement de par l’intérêt succité et les commentaires reçus après le visionnement du film "Sur les pas de Pierre Dugua de Mons". Les commentaires les plus entendus furent surtout : "Pourquoi nous a t’on caché cette page d’histoire, et pourquoi ne pas avoir parlé de ce grand personnage qu’est Pierre Dugua de Mons ?". Nous nous sommes, ainsi que les populations locales anisi que les visiteurs présents, enrichies des présentations sur les fondateurs, l’histoire, le vécu des gens aux endroits tel que : Tadoussac, Rivière-du-Loup, Trois-Pistoles, Rimouski, Campbellton, Petit-Rocher, Caraquet, Miscou, St-Louis-de-Kent, Memramcook, Alma (Parc national Fundy), St-Jean (Centre scolaire et communautaire Champlain), Annapolis Royal, Port-Royal et Sackville. On peut dire que ce Tour fut vraiment un échange de part et d’autre sur toute la ligne. Rendu à la fin du périple nous nous sentions en très grande forme et rempli de beaux souvenirs !
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Robert Dugas Tel : (506) 876-2735
114, ch. Desherbiers Télé : (506) 524-7039
St-Louis, N.-B. E4X 1S7
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